dimanche 2 septembre 2012

Paralympiques : Marie-Amélie Le Fur

septembre 2011 © P. Leroy

L'athlète Marie-Amélie Le Fur aura 24 ans à la fin du mois. En avance, comme cadeau d'anniversaire, elle s'est offert une médaille de bronze ce matin à Londres au saut en longueur et une médaille d'or ce soir au 100m !

mise à jour du 7 septembre : et une nouvelle médaille, en argent, au 200m !


Marie-Amélie court en Paralympiques car, à 16 ans, suite à un grave accident de scooter, elle a été amputée du membre inférieur gauche, sous le genou.


Je l'avais interviewée lors des Rencontres EDF à Paris l'an dernier. 
Elle se souvenait des Jeux de 2008 où elle avait raflé 2 médailles d'argent sur les 2 mêmes disciplines, longueur et 100m : «Pékin c'était magique, c'était bien organisé, avec une équipe formidable». Egalement double championne du monde 2011 au 100 et 200m, elle envisageait la préparation de Londres dans la continuité : «En année olympique, l'idée c'est d'arriver en forme le jour J, de ne pas se déconcentrer et de ne pas paniquer. Donc l'entraînement se fera sur la lancée des mois précédents».

La particularité de Marie-Amélie, qui a commencé l'athlétisme à 6 ans, c'est d'avoir connu les 2 facettes : côté valides et côté handisport. «Il n'y a pas tant de différences que ça entre les 2. Finalement, ça demande le même investissement et ça procure autant de plaisir»
De là à envisager, comme le Sud-Africain Oscar Pistorius, de concourir sur les deux tableaux ? «Non, moi je n'ai pas ce rêve-là. J'ai juste envie de me faire plaisir et pour cela, le handisport me suffit.» 

© Ossur
Marie-Amélie dit qu'elle ne souffre pas du manque de notoriété des athlètes handicapés. «Mais si on était plus reconnus, ça serait une meilleure vitrine pour attirer les jeunes qui n'osent pas se mettre au sport, précise-t-elle. Le rôle de porte-parole, j'y tiens beaucoup. J'ai vite compris l'importance du sport comme moyen de garder un mental équilibré.»

Préparation physique, mental… Un dernier point reste à évoquer : la technologie. Pour l'entraînement et les courses, Marie-Amélie a besoin de 3 prothèses, appelées "lames".
La première, elle a pu l'acheter en 2004 après avoir été doublure dans le joli téléfilm Celle qui reste. Depuis, elle est fidèle à Össur, une firme spécialisée. «On teste régulièrement de nouveaux matériels, à la fois pour le sport et la vie quotidienne. Je partage avec eux beaucoup d'infos sur mon ressenti, c'est intéressant. En fait, il n'y a que 2 fournisseurs donc en gros, tout le monde a le même matériel. Mais un seul petit réglage mal fait peut jouer sur la performance…»




2 commentaires:

  1. C'est juste exemplaire. Dommage qu'il n'y ait pas plus de médiatisation pour les paralympiques. Ya beaucoup de progrès à faire

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    1. oui c'est vrai je pense que si marie voyait ce message elle serait contente
      elle defend le handicap je trouve ca super

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