samedi 1 septembre 2012

Paralympiques : la nageuse Elodie Lorandi

© P. Leroy

La nageuse Elodie Lorandi, 23 ans,  concourt en Paralympiques car elle a la jambe gauche en partie paralysée depuis la naissance.


mise à jour du 7 septembre
Elodie a eu 4 médailles en 4 courses: le bronze au 50 m nage libre et au 100m papillon, l'argent au 100m nage libre et surtout l'or sur 400 m nage libre, sa distance de prédilection

J'avais rencontré Elodie l'an dernier, lors des Rencontres EDF à Paris. Je l'avais évidemment interrogée sur sa présence à Pékin en 2008 : « C'est mon plus gros et mon plus beau souvenir. C'était grandiose ! J'avais 19 ans et c'étaient mes premiers Jeux. J'étais sur la réserve mais j'ai beaucoup appris. J'ai obtenu une médaille d'argent. Je me souviens avoir crié et pleuré des larmes de joie ! C'est inoubliable»

Forte de cette expérience, et d'une bonne saison, Elodie espérait arriver à Londres détendue : «Je ne ressens pas de stress. Mes médailles d'or aux championnats d'Europe, le fait d'être dans les 3 premières mondiales… tout cela m'a aidée, m'a endurcie. J'ai la confiance et l'envie.»

En plus, au Royaume-Uni, Elodie court un peu à domicile… «Oui, on a nos supporters et nos proches… On n'a pas l'excuse de dire que c'est loin ! Moi, je me sens toujours plus forte en présence de ma famille. Mes parents ont traversé toutes les épreuves avec moi. Dans une grande compétition, je m'adresse à eux : "Je vous montre pourquoi je fais tout ça"… Je pense aussi à mon grand-père, aujourd'hui décédé, qui était sûr que j'irais à Londres puis à Rio en 2016… Il n'avait presque jamais tort !»

Elodie fait partie du Cercle des Nageurs d'Antibes. Elle cotoie les valides dans les lignes d'eau du club. «Ils m'encouragent. Ce sont des lièvres pour moi ! Alain Bernard en particulier m'a poussée. C'est un grand bonhomme ! Il a le cœur sur la main.»

Mais l'entraînement sert surtout à aiguiser son mental. «Mon entraîneur me soutient et on vit ça à 2. Parfois, on doit trouver pourquoi on fonce! Il faut se formuler : "Si je ne m'entraînais pas comme ça, je ne pourrais pas espérer une médaille olympique" ou "Si je baisse la garde, c'est que je suis faible". Après avoir beaucoup travaillé, en montant sur le podium, tu sais pourquoi tu y es.»

Septembre 2011, à Paris, Elodie au rameur ! © P.Leroy

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