samedi 4 août 2012

Athlétisme : la leçon de chrono

Les épreuves d'athlétisme ont commencé hier avec, en particulier, les séries du 100 m. Une discipline pour laquelle la chasse aux dixièmes est ouverte !

L'occasion de faire le point sur 4 technologies utilisées à Londres.


Nouveaux starting-blocks 2012 © Omega
• Les nouveaux starting-blocks
Omega, chronométreur officiel, a créé de nouveaux starting-blocks. Le temps de réaction est mesuré à partir de la pression exercée dessus par l'athlète, et non plus de sa mise en mouvement.
Par ailleurs, la largeur de la plage d'appui de chaque pied est passé de 12 cm à 16 cm, pour permettre une position de départ plus libre.  


© Omega
• Le nouveau starter électronique
Omega a aussi créé un nouveau pistolet pour le départ des courses. Fini l'arme à poudre, de plus en plus dure à transporter vu les règles de sécurité anti-terroristes. Avec l'électronique, le son est plus précis que le coup de feu, pour éviter les faux départs. Un haut-parleur est toujours placé derrière chaque athlète, par souci d'équité. 
Le nouveau pistolet est aussi relié aux machines de chronométrage, qui donneront donc des temps plus fiables !


• La qualité de la piste
Dès les premières séries du 100 m féminin, hier, un constat s'est imposé : la piste du stade olympique de Londres s'avère très rapide. 
On la doit à la société italienne Mondo, fondée en 1848 par Edmondo Giovanni Stroppiana et passée à ses descendants. L'entreprise a créé toutes les pistes olympiques depuis les Jeux de Montréal en 1976. 
La dernière version, déjà présente à Pékin en 2008 et également installée au Stade-de-France, s'appelle la Mondotrack SX. Elle a été installée à Londres l'an dernier, en 3 mois, livrée en 875 rouleaux ! Sa superficie totale est de 8 700 m2. 
Elle mesure 13 mm d'épaisseur. Sa composition en caoutchouc, et en 2 couches, favorise le rebond des sprinteurs, dont le contact avec le sol doit être le plus bref possible :
• le relief de la couche supérieure apporte une qualité de résistance aux pointes des coureurs, ce qui améliore la "traction". Il est aussi anti-reflets, antidérapant et imperméable.
• la couche inférieure de structure alvéolaire apporte une bonne élasticité, qui permet au pied de "rouler" plus rapidement. C'est-à-dire que ça diminue la durée qui sépare l'appui du 5e métatarse (extérieur de la plante de pied) et celui du 1er métatarse (intérieur de la plante de pied). 
Si les conditions météo sont bonnes, tout le monde prédit de nouveaux records sur cette piste. Elle pourrait être favorable aussi à Christophe Lemaitre : sa rigidité de cheville devrait très bien s'accomoder à l'élasticité de ce revêtement.


• Le nouveau chronométrage
La dernière version du Quantum Timer d'Omega permet de chronométrer jusqu'à 16 concurrents simultanément, au millionième de seconde près : c'est 100 fois plus précis que les technologies précédentes. Les informations sont envoyées simultanément aux télés et aux tableaux d'affichage.
Plus précise aussi qu'auparavant, la résolution d'image de la photo finish, en cas d'arrivée discutée…


5 commentaires:

  1. Apparemment, une piste "rapide" pour les sprinters veut aussi dire "trop dure" et donc pouvant entraîner des blessures chez les fondeurs. Les commentateurs France TV se demandaient si la piste intérieurs (là où courent la plupart du temps les fondeurs et où ne courent pas les sprinters) était de composition différente.
    Si tu as la réponse ça m'intéresse.

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    1. D'après l'attaché de presse de la société Mondo, que j'ai contacté, il n'y a aucune différence de rêvetement de piste entre la ligne 1 et les autres couloirs…

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  2. Je n'ai pas la réponse… Mais si je l'obtiens, je partagerai !

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  3. D'après l'attaché de presse de la société Mondo, que j'ai contacté, il n'y a aucune différence de rêvetement de piste entre la ligne 1 et les autres couloirs…

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  4. Ah j'avais pas vu la réponse, merci d'avoir demandé :) Ils pourraient le faire et ainsi contenter tout le monde, ça ne doit pas coûter beaucoup plus cher. Mais après, il y aurait impossibilité d'utiliser ce couloir pour le sprint sous peine de désavantager le coureur. Encore qu'un article de l'entraîneur de C. Arron dans Le Monde disait que le "gain" dû à la piste était en fait plus que minime et qu'on en causait beaucoup pour pas grand chose...

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