vendredi 9 septembre 2011

Yannick Agnel : " la saison dernière, j'ai mal vécu le fait de ne plus faire d'études"

Yannick Agnel est le parrain des 5es Rencontres EDF Handisport qui se déroulent jusqu'à demain sur le parvis de l'Hôtel de Ville, à Paris.
L'occasion pour moi d'aller montrer ma bobine au jeune nageur niçois, qui a souvent répondu à mes sollicitations écrites, mais que je n'avais jamais rencontré. Je voulais de ses nouvelles, dans cette ambiance rentrée des classes… Et je ne croyais pas si bien dire. La reprise des cours, c'est la grande actu de Yannick !

© P. Leroy
Yannick, comment vas-tu ?
Ça va très bien… après trois semaines de vacances ! Fin août, j'ai repris par un stage à Val d'Isère : c'étaient les grandes retrouvailles avec l'équipe de France, avec qui ça se passe toujours bien ! Il y a eu très peu de natation… à peine 1 heure et demi en 10 jours. On a surtout enchaîné les activités physiques : rando, VTT, karting…

Ça a une réelle utilité ou ça soude le groupe ?
C'est un bon départ commun pour l'année. Ça renforce le collectif. On a beaucoup rigolé !

Tu envisages de réaliser une grosse saison hivernale en bassin de 25 mètres ?
Je n'ai pas encore défini de programme précis. Il y aura certainement quelques meetings pour se remettre à la compétition. Mais pour les championnats (NDLR : il y a des Championnats d'Europe en 25 mètres en décembre, en Pologne), je ne sais pas encore !
La première vraie grosse étape, ce sont les Championnats de France à Dunkerque en grand bassin, en mars. La qualification pour les JO, c'est évidemment essentielle.

séance de dédicace aux Rencontres EDF Handisport 
Tu es allé à Londres en vacances… en repérage ?
Non ! En pur touriste ! Au départ, l'idée était d'aller en vacances dans un pays anglophone. Et puis, pour partir en famille, on a pensé à Londres, pratique, pas loin… De cette ville, je ne connaissais que l'aéroport ! On y a passé une semaine. Ma mère est allée voir le quartier de la piscine olympique… Elle a dit que c'était craignos. 

Pour préparer les JO, il faut  travailler ses acquis ou innover ?
Comme chaque saison, on approfondit… Chaque début d'année, on expertise ce que l'on a accompli la saison précédente. On reprend appui sur les bonnes bases. Et on élimine le négatif. Par exemple, pour moi, le négatif était de ne plus suivre d'études.

Tu as fait un "baccalauréat blues" ?
En quelque sorte. J'ai voulu rompre brutalement avec le lycée (NDLR : en juin 2010). Mais ensuite, j'ai vraiment mal vécu de ne plus aller en cours. Je veux étudier. J'ai réalisé que… j'en avais vraiment besoin !

Tu vas t'organiser comment ?
Je suis inscrit à la Skema Business School, une école de commerce, sur le campus de Sophia-Antipolis. J'ai eu mon premier cours hier. Je veux y aller une demi-journée par semaine et le reste du temps, travailler à distance, avec Internet. S'il le faut, je mettrai un an pour valider ce qui ce fait normalement en un semestre… Mais ce n'est pas grave. J'ai besoin d'un gros volume d'entraînement : la natation reste une priorité, surtout cette année.

1 commentaire:

  1. Ce commentaire a été supprimé par un administrateur du blog.

    RépondreSupprimer