jeudi 11 août 2011

Dopage : florilège des excuses bidons



Petit tour des argumentaires les plus insolites sortis par des sportifs accusés de dopage. Je ne suis pas la première à proposer un tel sujet… mais avouez qu'on ne se lasse pas de relire ces histoires ! 

Des arguments au poil

• Moustache
Le jeune joueur de rugby japonais Ryohei Yamanaka a été condamné ce mercredi 10 août à 2 ans de suspension après avoir été contrôlé positif, en avril, au methandriol, un stéroïde anabolisant. Sa fédération n'a visiblement pas cru sa défense : Ryohei a affirmé que le produit venait d'une crème cosmétique qu'il utilise pour faire pousser sa moustache.

• Chauve qui peut
En 2007, le footballeur Romario est contrôlé positif au finastéride, un produit masquant la nandrolone (un anabolisant). Cette substance est aussi utilisée en médecine contre l'hypertrophie de la prostate ou la chute des cheveux. A 41 ans, Romario prétend justement avoir pris des pilules anti-calvitie. Après une suspension de 120 jours, il sera blanchi. 
En 2005, le joueur de tennis argentin Mariano Hood avait utilisé exactement le même argument pour le même produit, mais avait été suspendu 1 an.


C'est pas moi, c'est… 



• L'insu de mon plein gré
Willy Voet, le médecin de Festina, est arrêté en juillet 1998 avec une cargaison de produits interdits dans sa voiture. L'un des cyclistes de l'équipe, Richard Virenque, nie s'être dopé intentionnellement. Sa marionnette des Guignols affirme «j'ai été dopé à l'insu de son plein gré».

• Ma belle-mère
L'épouse du cycliste lituanien Raimondas Rumsas est arrêtée en 2002 à la frontière italienne : le coffre de sa voiture est rempli de produits dopants (EPO, hormones, anabolisants, corticoïdes…). Raimondas affirme qu'il est propre et que ces médicaments sont destinés à sa belle-maman. Il est soutenu par son pays qui délivre les résultats de contrôles négatifs. Le couple sera condamné à de la prison avec sursis et une amende.

• Mon chien
En 2002, les policiers belges trouvent du clenbutérol chez Franck Vandenbroucke. Cette substance peut être utilisée en soins vétérinaires. Le cycliste prétend en effet qu'elle est destinée à son chien comme médicament contre l'asthme. 
Plusieurs fois impliqué dans des affaires de toxicomanie, ce coureur décèdera en 2009 d'une double embolie pulmonaire à 34 ans.

 © l'actu en patates, le blog de Martin Vidberg
http://vidberg.blog.lemonde.fr
• Mon steack
Le cycliste espagnol Alberto Contador est aussi positif au clenbutérol en 2010. Lui plaide la contamination alimentaire par un steack dévoré la veille du contrôle.

• Les bonbons péruviens de tata
En avril 2001, le cycliste italien Gilberto Simoni est contrôlé positif à la cocaïne à deux reprises. Sa défense : il a mangé des bonbons à la coca rapportés du Pérou par sa tante. Il sera blanchi.

• Les pilules amincissantes
En mars 2011, le footballeur de Manchester City, Kolo Touré, est contrôlé positif à une substance interdite. Son ancien entraîneur d'Arsenal, Arsène Wenger, défend sa vie "saine". Pour perdre du poids, Touré aurait avalé les pilules de régime de sa femme. Reste que le défenseur est suspendu pour 6 mois.

• Mon frère jumeau mort
Le cycliste américain  Tyler Hamilton est le premier contrôlé positif pour dopage par transfusion, en 2004. Avant ses aveux, son avocat disait que Tyler avait eu un frère jumeau mort avant la naissance… et que son sang avait donc hérité d'une quantité anormalement élevée de globules rouges.

© www.philippetastet.com
• Le tabagisme passif 
Le snowboardeur Ross Rebagliati, médaille d'or aux JO 1998, est contrôlé positif à la THC, composant de la marijuana. Il affirme avoir été contaminé dans une soirée où beaucoup de gens fumaient. Il garde son titre, la substance n'étant pas formellement interdite.  
En 2005, l'athlète britannique Mark Lewis-Francis utilisera la même excuse après un contrôle positif aux 
Championnats d'Europe en salle,
mais il perd sa médaille d'argent du 60m.




• L'alcool
Pendant le Tour 2006, le cycliste américain Floyd Landis est contrôlé positif à la testostérone. Il affirme avoir trop bu la veille : 2 bières et 4 whiskys.




Côté sexe

© www.philippetastet.com
• Trop chaud
En 1998, l'athlète américain Dennis Mitchell, spécialiste du sprint, est positif à la testostérone. Son argument ? Trop de sexe avec son épouse ("c'était son anniversaire") la veille de son contrôle.

• Le roulage de pelle
Début avril 2009, le tennisman Richard Gasquet déclare forfait avant le premier tour des Masters de Miami. Au même moment, son urine est contrôlée positive à la cocaïne, à un taux faible. L'analyse capillaire, elle, se révèle négative. Le joueur nie toute consommation régulière et plaide la prise accidentelle : en boîte de nuit, lors d'un baiser langoureux avec une fille… Il sera suspendu 2 mois et demi.

• La crème vaginale de la copine
En 2007, le footballeur italien Marco Borriello est contrôlé positif à la cortisone et suspendu 6 mois. Il revendique un rapport sexuel avec sa copine, la top argentine Belen Rodriguez. Atteinte d'une infection vaginale, elle aurait utilisé une crème intime à la cortisone.

• Petit zizi
En 2010, l'athlète américain LaShawn Merritt , champion olympique 2008 et champion du monde 2009 du 400 mètres, est contrôlé positif à la DHEA. Il déclare avoir pris cette substance pour agrandir son pénis. Il vient de revenir à la compétition après 21 mois de suspension.

• Cunnilingus
Le marcheur espagnol Daniel Plaza est contrôlé positif aux anabolisants en 1996. Il affirme avoir contracté cette substance, naturellement produite par sa femme enceinte, en pratiquant un rapport sexuel oral prolongé !

© Merci à Renaud pour l'idée et l'amorce de ce billet.

1 commentaire:

  1. Et si je me souviens bien, il y avait aussi eu le "c'est pas moi, c'est mon kiné qui s'est trompé dans les doses de sucre" de Laura Flessel.
    Le "c'est la crème pour les hémorroïdes" de Bousquet.

    Le truc dans cette liste d'excuses c'est qu'il y en a des vraies et des fausses, et qu'à force, on ne sait plus qui croire. J'imagine que c'est fait pour mais ça pourrit le sport.

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