jeudi 9 décembre 2010

MERCATO - Grange et Lizeroux, des porte-Drapo

Mercato, c'est une nouvelle rubrique qui explore le sport côté marques, sponsoring, business…


Dès ce week-end, le Critérium de la première neige, étape de Coupe du monde, a lieu à Val d'Isère. Samedi, Jean-Baptiste Grange participera au géant, et dimanche, avec Julien Lizeroux, au slalom. En coulisses, ces 2 skieurs porteront, à leur habitude, un Drapo. 


Ils mettront un nouveau coup de projecteur sur cette marque française, qui aura aussi un stand dans la station. Si vous allez à la montagne cet hiver, vous ne pourrez pas non plus échapper au Drapo ! Il s'agit d'un large bandeau d'acrylique, doublé de polaire, plus original qu'un bonnet et bien moins ridicule qu'un cache-oreilles. Il s'est vendu à 10 000 exemplaires la saison dernière et il poursuit doucement son histoire, que j'ai envie de vous raconter.


Tout est parti d'Alexia Grange. Pour encourager son frère, elle lui tricotait des bandeaux porte-bonheur. Année après année, Jean-Baptiste a exhibé différents modèles, jusqu'au bleu-blanc-rouge des Mondiaux 2009. Il a fait des envieux, dont Julien Lizeroux qui en a "commandé" un à Alexia. D'autres membres de l'équipe de France ont suivi! Très vite, la renommée de cet accessoire a augmenté et les demandes des passionnés de ski sont devenues de plus en plus nombreuses au magasin des Grange, à Valloire.


Dans l'entourage des Grange, se trouvait Affiches toi, une agence de communication basée à Chambéry. Elle assure, entre autres, la fabrication d'objets promotionnels pour les stations de ski. L'un de ses responsables, Jérôme Herbelot, raconte : «Au printemps 2009, on a décidé de prendre en charge la production et la commercialisation du bandeau. La marque bando étant déjà déposée en Italie, on a choisi Le Drapo. Ce mot signifie drapeau en patois savoyard.»

Le Drapo revendique son authenticité et tient à l'esprit de famille. Le lien de fidélité avec les Grange reste fort. «On a signé avec Alexia un contrat d'exclusivité, son nom est cité sur chaque bandeau et elle touche des royalties», précise Jérôme Herbelot, évidemment sans dévoiler le pourcentage. «On a surtout des contacts étroits et fréquents avec nos ambassadeurs Jean-Baptiste Grange et Julien Lizeroux.»


Aujourd'hui, Le Drapo, c'est plus de 25 modèles, vendus entre 30 et 39 euros dans environ 80 stations françaises, mais aussi en Suisse et en Italie, et sur Internet : www.ledrapo.com. C'est surtout une production 100% française : l'usine est située en Haute-Loire. L'objet, devenu porte-écusson des clubs, est porté par les skieurs de haut-niveau, par les jeunes, par les moniteurs de ski, par les pisteurs… 




La marque a son twitter et sa fan-page sur facebook où les fidèles téléchargent leurs photos. J'avoue que je possède aussi un Drapo, reçu en cadeau après un abonnement : pour l'instant, je l'ai mis sur la tête… d'une peluche d'enfance! 


© Photo de Julien Lizeroux : mars 2010 à l'Alpe d'Huez, Pauline Leroy 
© captures du site Internet Le Drapo

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