vendredi 27 août 2010

HORS SAISON : l'été sans skis des alpins

Hors saison, c'est une rubrique qui raconte ce que les sportifs vivent ou comment ils s'entraînent en dehors des moments de compétition…

Tous les skieurs alpins français séjournent en ce moment en Amérique du Sud, ou y séjourneront bientôt. Ushuaïa en Argentine, La Parva au Chili… Là-bas, en août et septembre, l'hiver austral est censé apporter des conditions de pistes très proches de celles que rencontreront les concurrents des Coupes du monde, en Europe, cet hiver.

Alors que la rentrée a eu lieu pour eux début juin, il s'agit de leur premier stage à skis, hormis quelques journées sur les glaciers de Tignes ou sur la piste artificielle du Dôme d'Amnéville. Jusqu'à présent, donc, leur entraînement s'est surtout fait hors neige, en gymnase. Comment ?

En général, les premiers jours, on décrasse l'organisme après les excés des fiestas de fin de saison, des sollicitations du printemps et des vacances.
Mais le gros "bloc physique" prépare surtout le corps aux efforts futurs en lui faisant gagner puissance et explosivité. Au menu : musculation (abdos, haltères, gainage), cardio et endurance (course, vélo, aviron, roller, surf), tonicité (badminton, trampoline)…

Les skieurs aiguisent aussi leur proprioception. Il s'agit de la sensibilité du système nerveux à l'environnement. En gros, les articulations doivent être prêtes à assurer les postures en toutes circonstances, pour permettre au skieur de rester stable pendant la glisse, dans un virage… Les exercices d'entraînement portent sur la réaction aux déséquilibres : sur des ballons ou des plates-formes spéciales. C'est ce que le grand public connaît comme mode de rééducation chez un kiné après une entorse !

Chaque discipline a aussi ses spécificités.
Depuis 2 ans, les slalomeurs pratiquent par exemple un peu… de boxe ! L'intérêt ? Acquérir l'habitude, mentale et physique, d'avancer face aux coups alors que le réflexe est d'esquiver. De la même façon, en slalom, il faudra "attaquer" les piquets à chaque porte et ne pas reculer.
Les descendeuses, elles, ont fait cet été… du vélo sur piste ! Parce que ce sport nécessite la même gestion des trajectoires et de la vitesse qu'à skis.

Tout ce travail physique diminue un peu à partir d'août pour laisser la place à davantage de ski… Au milieu de tout ça, séances de balnéothérapie et massages assurent la récupération. Il faut être fin prêt pour le début de la Coupe du monde, fin octobre.

© Photos tirées des articles "la carte postale de Titou Quittet", préparateur physique du groupe technique hommes, sur le site www.skichrono.com


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