mardi 1 juin 2010

La mauvaise réputation de Söderling

Né en Suède le 14 août 1984. 1,93 mètre pour 87 kilos. Pro depuis 2001, il a vécu en 2009 une ascension fulgurante jusqu'à la 7e place mondiale actuelle. Voilà pour la fiche d'identité.


Côté tableau de chasse, Robin Söderling peut se vanter d'avoir vaincu à Roland-Garros les deux meilleurs joueurs du monde: Rafael Nadal (en 2009) et Roger Federer (cette année)… Son niveau de jeu s'élève tant qu'on finit par l'imaginer comme vainqueur possible du tournoi 2010… même si Rafa demeure archi-favori.


Söderling m'intrigue pour son jeu… car il fait partie du clan des cogneurs bruts. Avec des services supersoniques. Un matraquage de guerrier en fond de court. Des coups droits puissants, frappés à plat, presque monotones.


Mais surtout, il m'intrigue pour son côté bad boy. Il traîne une solide étiquette de mal-aimé du circuit. Les spécialistes, qui l'ont vu casser des raquettes sur les terrains, contester les décisions arbitrales ou frôler les limites du fair-play, le jugent colérique. Sur les forums, les spectateurs le décrivent comme distant et froid.


Il est souvent cité comme l'un des moins sociables et des moins sympas de l'ATP et conserve quelques inimitiés tenaces avec certains joueurs. Provocateur, il avait imité les tics de Nadal lors d'un match à Wimbledon et créé un gros contentieux avec lui. On dit qu'il tire la gueule, snobe la presse, ne serre pas la main, ne s'excuse pas quand il marche sur le pied d'un adversaire… Hautain, il vivrait dans son monde.


Pourtant, depuis quelques mois, cette réputation de tête de lard s'atténue. Söderling aurait changé. Sous l'influence de Magnus Norman (ex-joueur devenu entraîneur) et de sa petite amie, l'homme se serait adouci, trouvant une nouvelle sérénité dans sa vie. L'an dernier déjà, il préférait ignorer cette mauvaise réputation : «Moi je me concentre sur mon jeu, je suis là pour jouer au tennis et non pour me faire des amis. Je me moque d'être connu», disait-il.


Depuis, plus coopératif envers les médias et plus souriant, il serait aussi devenu plus ouvert en coulisses. Il affirme même: «Je suis heureux tous les jours depuis un an, sincèrement». Moins colérique, plus calme, plus humble. Mats Wilander, son compatriote, le défend : «C'est un bon mec, il a juste une personnalité un peu à part. Il a même mûri».


Je ne sais pas si Söderling est quelqu'un de bien ou pas. En tout cas, la complexité de son tempérament ne peut que m'intéresser !


5 commentaires:

  1. bonne analyse je pense.
    J'ai vu une interview de lui sur le plateau de France télévision à Roland et il a même été souriant et a plaisanté...
    Après niveau jeu... je pense que pour la technique on peut être déçu de l'élimination du maitre Federer, mais c'est le jeu qui l'emporte. Et la puissance l'a emporté ce jour. La puissance qui parait la clef de ce début de Roland 2010... La faute à la météo... Je ne sais pas. Il n'en reste pas moins que ça va cogner lors de cette fin de tournoi.

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  2. oui Simon… on est dans l'ère des bourrins, pas dans celle des artistes!! je suis d'accord, ça va cogner…

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  3. Rah les effets bénéfiques de l'Amour, rien de tel ! :o)

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  4. ton idole Santoro n'aime pas trop Soderling...
    il le classe parmi les "moins sympas"
    cf
    http://www.interneto.fr/chat/parionsweb/21052010

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  5. Oui Fanny, j'ai lu ce chat… belle interview ! Et je le redis : je te hais !! ;)

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