samedi 1 mai 2010

Mort un 1er mai…



16 ans se sont écoulés, mais je me souviendrai toujours du 1er mai 1994. Et du choc, inimaginable, qu'a causé chez moi l'accident d'Ayrton Senna, sur le circuit d'Imola en Italie.

Voir sa voiture se fracasser dans ce mur de béton à pleine vitesse, et en direct à la télé, fut d'une violence inouie. J'avais 18 ans, une vie légère, et c'est la première fois que je voyais quelqu'un mourir. Son décès a été prononcé quelques heures plus tard à l'hôpital de Bologne… Mais pour moi, comme je crois pour tous les spectateurs et télespectateurs, Senna s'est éteint là, dans ce virage, sous nos yeux.

A l'époque, je découvrais la Formule 1. C'était ma première saison. Attirée par la voix d'Alain Prost devenu commentateur à la fin de sa carrière de pilote, j'avais cessé mes zappings du dimanche après-midi et tout juste commencé à regarder les Grands Prix… Je n'étais donc pas fan de Senna : je connaissais à peine son parcours. J'avais de lui des préjugés, véhiculés par les médias dont les Guignols : l'image d'un pilote nerveux, rival de Prost et d'un people surmédiatisé et superficiel.

Mais j'étais très bouleversée et il fallait que je comprenne qui était vraiment cet homme mort sous mes yeux à l'âge de 34 ans. Dans les semaines qui ont suivi son enterrement, je me suis jetée sur tous les articles, les livres ou les vidéos qui lui étaient consacrés J'ai découvert chez lui une telle complexité !! Une partie de mes préjugés étaient fondés. Mais je découvrais aussi l'étonnant rapport de Senna à Dieu et sa recherche du dépassement de soi… Cela ne pouvait que fasciner la post-adolescente que j'étais. Devenue adulte, j'avoue que cela me fascine toujours…

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