jeudi 13 mai 2010

Dans la tête de l'ange… (plongeon extrême 2/2)

Un plongeon extrême, c'est un tremplin à 25 mètres de haut, 2 secondes dans le vide et une entrée dans l'eau à 100 km/h… Description par Hassan Mouti.



«Sur le tremplin, seule compte la concentration. Je me mets dans une bulle. Je ne prête
attention à rien d'autre qu'à mon plongeon. Je ne pense qu'aux automatismes, répétés à l'entraînement, que je vais devoir appliquer. Je n'entends plus rien, même pas le public en bas.»



«Dans mon plongeon préféré, je pars de dos, avec les orteils sur le tremplin. En sautant, je n'ai pas ce haut-le-cœur sur lequel tout le monde m'interroge. En une dizaine de mètres, je dois réaliser un maximum de vrilles pour avoir la meilleure note possible. Au cours de ces rotations, la sensation de vitesse est forte, je sens le vent sur mon visage… c'est exceptionnel! Je suis probablement en apnée instinctive… La respiration n'est pas un domaine sur lequel je travaille.»




«Déjà je prépare l'arrivée. Je finis par un salto, un demi-tour qui me permet de voir la surface. Pour pénétrer dans l'eau sans me blesser, mon corps doit être tout droit. L'impact est violent, il déclenche une puissante décharge. Et en même temps, je ressens un soulagement mental. C'est très contradictoire. Le choc physique est tel que j'ai systématiquement des courbatures dans les 2-3 jours suivant un plongeon.»


«L'eau me ralentit d'un coup. J'y descends à maximum 5 mètres de profondeur. Cette partie de plongée n'est pas ma préférée : je suis plus à l'aise dans l'air ! Mais je n'ai pas peur de l'eau et je maîtrise mes mouvements. Il ne me reste alors qu'à me laisser remonter tranquillement pour ne pas me faire mal…»



© Red Bull Photofiles
1. A Antalya - Photo : Dean Treml
2. A la Rochelle -
Photo : RayDemski.com
3. A Sisikon, en Suisse - Photo : Samo Vidic
4. A
Dhermi, en Albanie - Photo : RayDemski.com

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